Nove Mesto World Cup – Une première Coupe du Monde européenne compliquée, mais riche en enseignements

Ce samedi, je prenais le départ de la première Coupe du Monde de la saison disputée sur le sol européen, à Nove Mesto. Une manche devenue au fil des années l’une des épreuves phares du circuit mondial, avec une ambiance unique, un public impressionnant et un circuit aussi exigeant que spectaculaire.

Nove Mesto est un tracé que j’apprécie beaucoup, mais qui ne m’a jamais réellement souri jusqu’à présent. En trois participations sur ce circuit, je n’ai jamais vraiment réussi à y exprimer pleinement mon potentiel. J’abordais donc ce déplacement avec beaucoup d’envie, mais aussi une certaine prudence.

La préparation de cette manche n’a pas été idéale. Le week-end précédent, un petit virus m’a écarté du vélo pendant trois jours. Ajouté à mon historique mitigé sur ce circuit, cela m’a forcé à relativiser mes attentes. Malgré tout, la dynamique positive de l’équipe et l’envie de bien faire étaient bien présentes. Bonne nouvelle également : les conditions sont restées sèches toute la semaine, ce qui a permis de travailler sereinement sur un circuit déjà suffisamment exigeant.

Avec mon classement UCI actuel, je m’élançais avec le dossard 103. L’objectif était donc clair : tenter une remontée progressive dans un peloton très dense.

Le départ est tendu, chacun cherchant à se faufiler pour gagner un maximum de positions. De mon côté, j’avais choisi une approche prudente. Je savais que les premiers passages risquaient d’être marqués par des bouchons et je voulais éviter de me mettre dans le rouge trop tôt. L’idée était de lancer réellement ma course à partir du deuxième tour, une fois le peloton un peu plus étiré.

Après un début maîtrisé, je commence à mettre en route dans le deuxième tour et je trouve progressivement mon rythme dans le troisième. C’est à ce moment-là que je reviens sur Félix Sprenger, victime d’une crevaison. Je prends son sillage et nous entreprenons une belle remontée. Nous reprenons alors 5 à 6 places et revenons progressivement sur le groupe qui joue autour de la 65e position. À ce moment-là, je suis 78e, à seulement une quinzaine de secondes de ce groupe.

Malheureusement, dans mon enthousiasme et l’effort de remontée, je sous-estime la gestion de la chaleur. Mon corps monte en température et je finis par littéralement surchauffer. Je perds environ 1’30” entre la fin du troisième tour et le début du quatrième, un passage difficile qui casse ma dynamique.

Après un rafraîchissement au poste technique, je parviens à me remobiliser dans le cinquième tour. Les sensations reviennent partiellement et je réussis à reprendre contact avec le groupe qui me précède. Malheureusement, la règle des 80 % vient alors sceller ma course. Je suis arrêté et classé 86e.

Évidemment, je n’étais pas venu à Nove Mesto pour ce résultat. Mais en tenant compte du contexte — la maladie la semaine précédente, mon historique compliqué sur ce circuit, le départ lointain et la chaleur — je préfère relativiser. Tout n’est pas à jeter : il y a eu une vraie phase de remontée, un rythme intéressant par moments et surtout des enseignements à tirer pour la suite.

La Coupe du Monde est exigeante, parfois brutale, mais elle reste le meilleur endroit pour progresser. Je repars forcément frustré, mais aussi déterminé à continuer le travail et à me mobiliser pour les prochaines échéances.

Merci à mes partenaires, à l’équipe et à toutes les personnes qui continuent de me soutenir.

NOve Mesto Steep Climb
DSC06718
DSC06791
DSC06849
DSC06996